Un artiste qui sculpte le bois
pour raconter l'histoire du repos de l'arbre.

Après avoir mis à l'épreuve ses compétences de sculpteur du bois en 2021 avec le concours du festival ARCHI'Nature 2021. Samuel VILLIEN récidive et a été sélectionné à nouveau pour l'édition ARCHI'Nature 2022 où il proposera une nouvelle œuvre pour la mairie de Saint Albin de Vaulserre. 

L’artiste a l’habitude de façonner des jouets en bois en miniature qu'il taille dans des troncs d'arbre. Par une imagination largement inspirée par les courbes des branches d'arbre qu'il utilise, il crée un espace de jeux en bois pour les enfants. Il est est à l'origine de l’univers de la planète Dubois, une planète lointaine dont il raconte l'histoire à travers les troncs d'arbres sculptés .

La construction de la maquette ci contre a donc été un jeu d'enfant pour lui. Mais pour l'occasion du festival, l'histoire n'est pas la même. Il s'agira dans les semaines à venir de réaliser cette maquette en grandeur nature avec de vrais tronc d'arbres.

Cie Prend soin de toi
14-08-2022

Par "Le repos de l'arbre" l'artiste raconte l'histoire de la vie à l'œuvre jusque dans sa décomposition fertile ?


«  Un chemin vers la biodiversité à A Saint-Martin-de-Vaulserre : Un espace pour renouer avec ce qui compose le socle fertile de la vie. »

Entre Mairie et parking, cet espace de repos pour la terre et les vieux troncs de bois deviendra un terreau fertile pour les plantes. Il est possible que un arbres du village, dont le tronc menace de tomber, soit coupé et utilisé sur place pour la fabrication de cette œuvre.

Ce lieu de vie pour les insectes attirera les oiseaux, pour le grand plaisir des damoiselles ou de leurs damoiseaux qui oseraient s’y reposer le temps d’observer la biodiversité d’un pot de fleurs légèrement artistique sur les bords.

Une œuvre taillée dans le bois par l'artiste sculpteur pour raconter l'histoire de notre rapport à la nature. 

Après avoir bétonné nos villes, la modernité s’installe dans nos compagnes et s’impose avec son lot de bienfaits et parfois aussi d’effets secondaires plus ou moins désirables. Alors l’Humanité prend conscience de sa propre responsabilité face à l’avenir de la biodiversité. Par un simple réflexe d’Humain moderne, il est facile de se placer en sauveur de la planète. Ainsi en bon père de famille, nous oublions parfois que nous faisons avant tout partie de la nature et nous risquons parfois de passer à côté de l’essentiel.

Mais si l’on prend le temps d’observer, alors la nature nous montre à quel point la vie sur terre n’a pas forcément besoin d’usine pour recycler ce qui a rendu l’âme. La matière devenue inutile est directement transformée en terreau fertile pour la biodiversité. Cela ne veut pas dire que nous devons laisser la nature se débrouiller toute seule mais elle nous invite à imiter ce qui fonctionne depuis des millions d’années, plutôt que d’imposer à tout prix des solutions techniques aux rendements presque miraculeux à court terme et parfois néfastes à long terme.  

Par "Le repos de l'arbre" l'artiste raconte l'histoire de la vie à l'œuvre jusque dans sa décomposition fertile ?

« Un artiste conteur bricoleur
un peu rêveur sur les bords,
surtout quand il a les pieds sur terre !
Car le rêve d’un avenir meilleur
ne doit pas rester dans les nuages,
il doit aussi descendre jusque dans la matière.. »

Cette œuvre est proposée par un artiste qui se définit lui-même comme « Artisaniste ». Il est artisan-conteur et artiste sculpteur pour tailler ses histoires dans la masse.... A moins que ce soit la masse qui lui impose la manière de travailler ? Personne ne le sait vraiment ! Cet abri de biodiversité racontera la simplicité des cycles de la vie.

« Le repos de l’Arbre un terreau pour la vie ». 

Là où nos ancêtres cultivaient les haies d’arbres entre les champs, nous remplaçons nos haies par des palissades bétonnée, en planches ou en plastique.

Là où nos ancêtres laissaient pousser le lierre pour héberger les insectes, nous coupons ce lierre de peur qu’il n’étouffe les arbres de nos parcs en ville.

Là où nos ancêtres laissaient composter des branchages au fond du jardin, pour héberger des insectes, nous centralisons nos déchets verts dans une déchèterie.

Là où nos ancêtres laissaient ici où là un tronc d’arbre mort pour y abriter une multitude de biodiversité, nous coupons la moindre branche morte pour éviter qu’elle ne nous tombe sur la tête. Mais c’est la biodiversité qui à présent tombe la tête à l’envers.



Quand nous détruisons la biodiversité par la « bétonisation » de nos villages, nous imaginons pouvoir sauver les insectes en calquant pour eux les méthodes urbaines qui ne fonctionnent pas toujours pour nous même. Cette œuvre espère recréer une niche à insectes qui puisse abriter une réelle biodiversité qui soit la plus diversifiée et naturelle possible. Allant du champignon microscopique, en passant par les fleurs et insectes en tout genre, jusqu'à l'humain qui viendra se reposer sur le banc prévu à cet effet en bordure de l’œuvre.

Quand on cherche un terreau de vie, quoi de mieux et de plus fertile qu’un vieil arbre dont le repos est bien mérité.

L’artiste propose donc de créer un espace propice à la biodiversité en plein centre-ville. Pour cela il imagine une sorte de bac à fleurs qui pourrait servir aussi de mini potager pouvant aussi accueillir un mini compost. C’est aussi un banc pour s’y reposer le temps d’observer les insectes polinisateurs, et ceux qui séjourneront dans l’écorce laissée sur les troncs d’arbres qui auront servi à la structure de cette Œuvre. 

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